Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
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TRAVAUX :
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MAJOR :
• Ecce Homo
• Insignia
• Raison suffisante
• Échiner les anges
• AD Memoriam
• Gagner sa vie
• VOST FR
• Albert, Paul.

• H.H. Arbus

MINOR :
• Bleu Garçon
• Le Chien
• Et pourtant j'étais là à Noël
• Angelus
• Days to Kill
• Paris Suit Yourself
• Fricken Hecks

SKETCHES :
• NostraCosa / CausaNostra
• Hommage à Jim Clin

RECHERCHE :
• La main,
siège de l'esprit créateur ?

• Le divertissement comme spectacle de la volonté qui s'ennuie.
• Devenir et divertissement : fondements d’une métaphysique négative par l’usage de la cruauté. L’animal en jeu dans Ecce Homo

RENSEIGNEMENTS :
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Biographie
Expositions

COORDONNÉES :
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contact@cryrs.com
Chloé Royac : 06 25 85 27 18  
H.H.Arbus. : 06 89 14 62 70  

ALBERT, PAUL. (MŒURS) (H.H.A.)
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Nouvelle jazz scénarisée et théatralisée.
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Télécharger Albert, Paul.
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08. Albert (Extrait)

"Les vrais paradis sont ceux que l'on a perdus".
Proust.


Albert. Exilé. D'un territoire qu'il n'aurait jamais connu. Cherchant la genèse
de ses habitudes. En vain. Que la nudité de ses gestes réclame illusoirement.
Un monde d'étrangers. Dissemblable. Son coeur porte des blessures d'une
mémoire sans date, ni visage. Il souffre de lui-même. Inconsolable de ses
peines comme le serait une bête qui ne peut choisir sa fin. Il s'empoisonne lui même.
Fuyant toujours cette solitude qui se rappelle à lui sans cesse, solitude
qui le mettait quotidiennement à pied, solitude qui le dénonçait. Le mettait en
cause. De quoi ? C'est pour cela qu'il s'accompagne toujours de Paul, avec qui
il vit. Ce partenaire en lequel il trouve un souffle apaisant, un feu entre ces
attaques de nostalgie qui l'atteignaient comme le gel reprend toujours ses
droits implacablement au coeur de l'hiver, figeant jusqu'au moindre
mouvement dans un algide silence. Silence qui signerait son arrêt. Armistice
qu'il s'interdisait.
Élégant, raffiné, enfant différent. Il a grandi à l'écart, coupé de l'influence
néfaste des groupes et de la bêtise commune des bandes ; à quinze ans il avait
déjà connu 3 continents, ce qui ne laisse pas de temps pour la camaraderie, et
seul Paul avait résisté à ses voyages incessants. De cette beauté distinguée qui
l'habille il ne sait que faire, sauf la prendre comme une arme lorsque sa
maladresse d'exister l'entame...

11. Ordalie (extrait).

Le tableau : Sorti du séminaire après le décès de son oncle, Albert rejoint C.
en Suisse où elle vivait sa grossesse. Il l'épousa et repris les affaires pérenne
de son père. Ils s'installèrent en Bourgogne pour élever leur enfant, dans un
amour éclatant, authentique. Albert incita Paul à se joindre à eux, pour assurer
le vide qu'il laissait régulièrement durant ses nombreux voyages.


Une scène de théâtre. À gauche, Paul, et une chaise vide, face au public.
A droite, un podium. En 1 la Providence, en 2 une chaise vide, en 3 la Vertu.
Chacun sur sa chaise, face au public. La Chance, elle, se promène, à son gré.


Du public
"Comparait Albert, pour ses péchés et la négligence dont il a fait preuve dans
ses actes."

La Chance
dansant, rieuse, sorte de prostituée capricieuse "Je suis celle..... qui décide....
de la chute.... des dés."

La Providence
blasée "Je ne sèmerais qu'après les famines. Car il faut que les famines
soient."

La Vertu
regardant la chaise vide "Le Vice ?"

La Chance
"Retard ! Retard ! Retard !"

Un temps se passe. Le Vice arrive, en même temps qu'Albert. Ils s'assoient
respectivement là leurs places.

Paul à Albert
"Tu es en retard."

Albert
"Tu me pardonneras."

Paul
"Pourtant tu m'as fait venir."

Albert
"Oui, j'ai à me confesser."

Paul
"Je connais tous tes méfaits."

Albert
"Pas comme je les connais moi-même."

La Providence
"Il a l'air sincère, profitons-en."

...