Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
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TRAVAUX :
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MAJOR :
• Ecce Homo
• Insignia
• Raison suffisante
• Échiner les anges
• AD Memoriam
• Gagner sa vie
• VOST FR
• Albert, Paul.

• H.H. Arbus

MINOR :
• Bleu Garçon
• Le Chien
• Et pourtant j'étais là à Noël
• Angelus
• Days to Kill
• Paris Suit Yourself
• Fricken Hecks

SKETCHES :
• NostraCosa / CausaNostra
• Hommage à Jim Clin

RECHERCHE :
• La main,
siège de l'esprit créateur ?

• Le divertissement comme spectacle de la volonté qui s'ennuie.
• Devenir et divertissement : fondements d’une métaphysique négative par l’usage de la cruauté. L’animal en jeu dans Ecce Homo

RENSEIGNEMENTS :
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Biographie
Expositions

COORDONNÉES :
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contact@cryrs.com
Chloé Royac : 06 25 85 27 18  
H.H.Arbus. : 06 89 14 62 70  

ÉCHINER LES ANGES... ...LE CAS ÉCHÉANT
OU LA BAGUE (H.H.A.)
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Recueil de poésie et appendices.
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ECHINER LES ANGES - EXTRAITS

VIII.

À se coudre d’Or mon Amour
on étouffe écoutez
voyez sentez
votre épine poitrine
il s’y trame un drame prodigieux
c’est sourd ça gronde ça beugle et n’a de cesse
de préférer implosion explosion
et l’avez-vous seulement souhaité ?
...alors ouvrez vous petite ouvrez grand
mais nul besoin d’exhorter
je me ferai vôtre hôte incendiaire
j’emprunterai Vos voies intérieures et
remonterai jusqu’à ce noeud qui vous habite là et
de le soulager - mais pour un temps seulement -
faire de Vous l’irrévérencieux royaume
aussi enlevez, reprenez uns à uns tous
les fils dorés dont vous m’avez si violemment paré
à l’hémorragie contenue d’oripeau j’opterai
toujours pour les rivières carmines salvatrices
de la passion - qu’il coule ce sang impur
le plus fidèle ami de mon souffle
vous savez c’est à l’air que sa magie s’opère
sous nos yeux qu’il prend tout son sens
sur nos mains qu’il s’exprime le mieux alors
incisez purgez que les effluves lavent purifient
je ne souffrirai pas moins que maintenant
mon agonie mon amour mon intolérable Tyran
et de cet or retranché à ma chair vous forgerez
une lame vôtre arme mon arme l’Arme au cas où
au cas où...

Alors Vous servir aveuglement et sans peine
immanquablement l’amour m’a assigné
esclave, un véritable fléau si ce n’était Vous
comment m’y résoudre et encore que... d’autres
ont tenté et toquent au guichet de cette désinvolture
Vous, êtes l’exception faites sauter toutes les règles
l’attentat aux habitudes un outrage à La Tradition
rien n’a jamais été écrit tout commence ici par Vous
le nouveau monde de serf je me fais souverain
mais comment Vous prendre pour Reine je vous adore affranchie
alors on souillera la virginité de ces pages innocentes du vacarme
de nos joies intransigeantes ...et encore que
comment ne pas jouir d’infidélités envers son Maître...
Vous que j’habille d’une corde au cou la corde
même de mon suicide impulsion de vous étouffer
mais pas trop volonté de vous épargner pas seulement
toujours flirter avec Votre risque c’est là que se joue
le Bonheur Fou... jamais
en Être autrement, jamais.
Vous décorez mon temps comme un jour
le silence s’est offert les notes - désormais
mille mélodies sont en marche vous les sentez instantanées
qui se composent sous vos mains gracieuses impératrices
symptomatiques petits hymnes à l’amour se
jouant le concert nous grise
et l’ennui palliatif
«Mon corps tu t’éparpilles en Elle !»
de vous cambrez immobile
vous tremblez ne bougez pas plus
sensitive statique animale fixe
aboyez gueulez ou non suffoquez pleurez
ces gammes vierges il faudra
les jouer encore encore encore se
les inciser de partout puis les
jeter peut-être inachevées mais déjà lapidaires

au monde, merde voyez comme aimer peut rendre...........................
Je vous embrasse comme j’embrasse Dieu
avec autant de Passion et d’Absurdité regardez
les fidèles commencent par se corrompre et
finissent pas se laisser choir... savoir : nous
ne nous soulagerons jamais comme Lui seul sait être
permanent - alors massacrer notre amour de peur
qu’il ne sombre communément dans des ciels
de traîne ? Le tuer ? lui voler son temps à venir ?
Le mettre à l’épreuve comme la Foi l’est par nature
et jouir de ce qu’on lâche et non de ce que l’on retient...
l’Adoration n’est pas au Père mais au Fils ce corps à mal
les fils de la renaissance testamentés dans le marbre
je ne vous adore pas je vous vis comme je me vis comme Il mourut
jamais dogme ne contiendra plus d’un mot :
Désir.
Étincelle constante née il y a des lustres
une épopée sans saint juste deux coeurs aux nues et imaginez
l’incendie à venir chimérique petite jacobine
en démiurge je soulève les pans de votre serment
et y mets la main par votre dame-blessure j’invoque
tous les saints à pleurer leur voeux chastes
pareille Beauté incarnée dans une si prodigieuse anatomie
leurs yeux seuls organes-orages gelés dans le désir
l’assurance de ne jamis vous avoir
Surtout surtout jamais ne révélez nos sceaux
voyez juste comme le monde s’en retrouve renversé :
Vous l’avez rendu soudainement terriblement BEAU.

Appendices (extrait).

...Des tracas des choix de tristes chiots des affres des désastres scandalisés, millésimés des comptes en banque mauvais joueurs de vieilles histoires récoltées contre l’oubli de la gastronomie pour esprits assoiffés du sang sang neuf irriguant des petites filles comme des deltas qui attendent la Crue et elle viendra ou pas et quand bien même... d’érudits dictionnaires pleins à craquer de lettres qui attendent TROP SAGEMENT qu’on les dérange des partitions qui sentent bon mais pour qui ? JOUES JOUES JOUES la Lutte anti poussière créés le vent autour de Toi... jamais la tangente ne s’est trouvée aussi belle, jamais le fil si ténu et les utopies galopantes de partout les voeux se dénouant au grand jour et de s’enraciner comme les peut-être vieux chênes de demain et d’hier nous rattraper sans cesse. On s’efface à coup de demains plus forts plus hauts plus grands prometteurs de petits riens... Petite Reine en Ton Royaume écoute les Margot les Judith les Salomé les Anita qui t’enseignent regarde dans leurs yeux elles te disent leur secret je ne peux pas l’entendre c’est pour Vous... nous en seront toujours exclus - heureux bénéficiaires de Votre Intime - et nous oeuvrerons pour le BEAU et nous mangerons la chair vermillon et nous fabriquerons d’autres hymnes des empires des royaumes pour Vous Vous Vous charmantes petites nécessités artificielles...