Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
Chloé Royac & Henry Hippolyte d'Arbus - CRYRS
Télécharger CRYRS

TRAVAUX :
------------------------------------

MAJOR :
• Ecce Homo
• Insignia
• Raison suffisante
• Échiner les anges
• AD Memoriam
• Gagner sa vie
• VOST FR
• Albert, Paul.

• H.H. Arbus

MINOR :
• Bleu Garçon
• Le Chien
• Et pourtant j'étais là à Noël
• Angelus
• Days to Kill
• Paris Suit Yourself
• Fricken Hecks

SKETCHES :
• NostraCosa / CausaNostra
• Hommage à Jim Clin

RECHERCHE :
• La main,
siège de l'esprit créateur ?

• Le divertissement comme spectacle de la volonté qui s'ennuie.
• Devenir et divertissement : fondements d’une métaphysique négative par l’usage de la cruauté. L’animal en jeu dans Ecce Homo

RENSEIGNEMENTS :
------------------------------------
Biographie
Expositions

COORDONNÉES :
------------------------------------
contact@cryrs.com
Chloé Royac : 06 25 85 27 18  
H.H.Arbus. : 06 89 14 62 70  

INSIGNIA (CRY)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Livret pour un opéra numérique (en production).
Commande de Michel Sendrez.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Télécharger le livret Insignia
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

INSIGNIA - EXTRAIT

ACTE 1
Scène inaugurale qui est le fruit d'une lutte entre voix et instruments.
Dans un long cri qui s'éteint, Insignia se tait. Silence.


L'INTERPRETE (commente) :
Elle s'est tue.
Car elle est creuse et vide comme une amphore de verre,
comme on a peur et du vide,
et de l'air,
dont on implore la Grâce...


LE TEMPS (murmure) :
Nous verrons à l'usure.


L'INTERPRETE :
...et celle qui fige
et celle qui est fumée,
dont chaque main est une gifle,
et ses retours et ses allers qui passent,
est comme un ange qui perd une aile.


LE TEMPS dans un cri
Silence !
(Silence)


INSIGNIA qui avait croulé sous le poids de la lutte semble se hisser lentement. Fébrile au début,
elle se déploie au fil de la tirade, retrouve corps et voix dans l'affront que lui fait le temps.

Je hurle à la mer par là où,
l'âme lasse, j'ai quitté tes rochers,
tes herbes folles,
tes honneurs de papier monté de toutes pièces
de couronne d'épines vertes.
J'héritai de ce monstre
dont je ne saurais dire encore
la couleur aujourd'hui.
Je chutai la raison inhérente des choses,
cette clef à la main qui n'ouvrit rien. Jamais.